About

Quentin DMR se définie comme un “photographe-plasticien”, deux termes qui s’opposent et se rejoignent. Il expérimente, détourne, réoriente le regard. Il interroge la place du photographique pour nous restituer ce qu’il nomme une déconstruction de l’image. Il ne s’agit en effet ni de détruire la représentation, ni de s’accommoder de ses stéréotypes. Il est question de “refaire l’image”. De procéder à un morcellement plastique et philosophique. Le but de ses expérimentations est de pousser le spectateur à participer activement à la recomposition de l’image. Car le véritable rôle de ces coupures, de ces scansions du réel est d’interroger le langage de l’image. Une rencontre immersive et philosophique entre la trace d’un réel et le sens que l’on veut bien lui apporter. Son dernier projet, réalisé dans le cadre de sa première exposition personnelle, est à la fois un projet conceptuel et politique. Son but est de détourner les symboles de la grandeur, des allures élancées, de ce que l’on nomme élégance ou esthétique et cela pour dénoncer une réalité ultra violente, celle de la crise du logement : expulsions injustes, harcèlements, pressions morales, saisis sur salaires, coupures d’électricité etc. Des violences lentes et continues, qui épuisent les familles, les détruisent moralement et physiquement. Peu importe les concepts autocentrés de la photographie plastique ou à l’idéal d’instant décisif, d’un “cela a été”. Ce que Quentin DMR veut, c’est interpeller les citoyens, questionner leur responsabilité.